Nuit des Musées, ou plutôt nuit DU Musée. Yves Saint-Laurent au Petit Palais

Posted on mai 16, 2010

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Un peu d'attente!

La nuit des musées, chaque année, on devine l’arnaque, mais on y va quand même en espérant que cette fois sera la bonne. L’idée est séduisante ; le problème, c’est la file d’attente interminable qui attend le consommateur, pardon, le visiteur devant chaque musée. Le premier jour des soldes, à côté, c’est une partie de plaisir. Je m’étais pourtant bien organisée : arrivée en fin d’après-midi, copines motivées, programme serré et limité à trois musées, bonnes chaussures plates. Mais dès 18h30 devant le Petit Palais, c’était déjà l’enfer. 1h30 pour accéder à l’intérieur, 20 minutes de plus pour l’expo, si bien que je n’étais plus en très grande forme pour les belles robes d’Yves Saint-Laurent. Ouf, au bout des deux premières salles, une banquette moelleuse nous tend les bras. 15 minutes plus tard, c’est bon, à l’attaque (parce que maintenant, il faut les rentabiliser, les 2h d’attente!)

L’expo est superbe, c’est déjà ça! 15 salles thématiques composent cette rétrospective, des débuts auprès de Christian Dior aux dernières créations. La scénographie est très réussie car contrairement à certaines expos de mode ou tout est sous vitrine, ici les vêtements semblent sont si proches des visiteurs que l’on peut facilement appréhender les sublimes matières et couleurs. A défaut de faire un compte-rendu exhaustif, voici les quelques pièces qui m’ont marquée :

La robe portée dans Belle de Jour

– La salle qui rassemble une dizaine de pièces portées par Catherine Deneuve, avec notamment la robe « de grain de poudre noir et satin ivoire » créée pour Belle de Jour de Buñuel. Les autres robes et surtout les chaussures valent le coup d’oeil.

– La collection été 1971, qui a fait scandale à cause de son inspiration années 1940. Manteau de renard vert, boléro de

Le (fameux) manteau de renard vert

singe noir, plumes d’autruches sur robe de mousseline transparente…les journalistes ont accusé le créateur d’habiller les femmes comme des prostituées, en plein essor féministe. Intéressant, le lien direct entre mode et histoire, et l’affirmation d’une femme résolument séductrice (le renard vert fait quand même mal aux yeux).

– Il y a aussi la salle hommage aux grands artistes, avec cette incroyable veste brodée de sequins et qui représente les Tournesols de Van Gogh, les robes inspirées des toiles de Matisse, une robe de mariée ornée de colombes d’Apollinaire. En parlant de robe de mariée, il ne faut pas manquer une étrange robe de mariée Babouchka en tricot de laine blanche et rubans de satin de soie. On  a beau être ouvert d’esprit et garder le code « haute couture » en tête, on ne peut s’empêcher d’avoir un frisson d’horreur en imaginant une femme se marier ainsi, déguisée en poupée russe.

Et puis, le meilleur pour la fin, cette sublime robe du soir fourreau de velours noir et noeud de satin « rose Paris », créée pour le parfum Paris. Cette robe me fait surtout penser au faste hollywoodien et à une scène mythique d’un film que j’ai regardé en boucle pendant des années…

LE noeud de satin rose

Site de l’expo ici
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Posted in: Expo