Les Misérables, le musical : du grand spectacle

Posted on juillet 4, 2010

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Depuis le temps qu’on en entendait parler, de cette comédie musicale représentée aux quatre coins du monde SAUF en France alors qu’elle est inspirée d’un pilier (et même du pilier) de notre littérature : Les Misérables se sont enfin arrêtés en France, mais n’y seront restés à peine plus d’un mois, dans le cadre de la tournée du 25ème anniversaire de la première représentation à Londres.

J’ai vu un très grand nombre d’adaptations, des Jean Valjean à la pelle (Depardieu, Gabin, Ventura, Belmondo, Liam Neeson…), des Cosette blondes, brunes, des Thénardier de toutes sortes… On peut dire que j’ai eu ma période « fan », et j’étais très déçue de ne pas savoir ce que ça donnait en comédie musicale. Et bien ça valait la peine d’attendre : c’était grandiose ! Décors pharaoniques, somptueux costumes, et surtout des comédiens savamment mis en scène qui portent l’histoire tambour battant. On ne s’ennuie pas une seconde, pourtant c’est assez long (plus de 2h30).

Si vous souhaitez y aller, c’est aujourd’hui le dernier jour ! Pour les moins de 28 ans, c’est vraiment le bon plan : il suffit d’y aller une demi-heure environ (plus tôt pour les plus courageux) avant le début du spectacle, et on peut acheter des places à 20 euros placées en catégorie 1 ou 2. J’ai eu la chance d’être très bien placée, après tout dépend des places qui sont encore disponibles. Les infos et la bande-annonce sont sur le site du théâtre du Chatelet.

Au-delà du spectacle, ça vaut le coup de se replonger dans ce livre pavé qu’on connaît plus à travers ses différentes interprétations que dans le véritable texte. Début 2009 la Maison de Victor Hugo avait proposé une superbe expo sur le thème : « Les Misérables, roman inconnu ? » On y découvrait le livre à travers ses quatre principaux thèmes : la rédemption, la misère, l’histoire, et l’amour. En ayant en tête cette typologie, on réalise que chaque adaptation propose un parti-pris bien marqué sur ces sujets. Un exemple ? Le personnage d’Eponine, tantôt complètement évacué du récit, tantôt sublimé dans un triangle amoureux avec Cosette et Marius (c’est le cas dans la comédie musicale, où c’est elle qui interprète un des morceaux les plus célèbres, « On my own »).

Eponine, "une rose dans la misère", illustration de Pierre Jeanniot

Pour mieux s’en rendre compte, rien de mieux que de connaître oeuvre originale. Alors, si vous cherchez une idée de lecture pour cet été, n’ayez pas peur des Misérables !

Merci à Lili pour les infos de dernière minute 😉

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