Mémoire de parfums

Posted on octobre 18, 2010

7


Ce week-end, en pleine virée shopping, gros coup de coeur : un parfum que je ne connaissais pas m’a littéralement envoûtée…et c’est reparti pour l’éternelle question : faut-il oui ou non rester fidèle à son parfum ? Comment résister aux nombreuses fragrances qui tentent de corrompre notre pauvre nez (et par la même occasion, notre porte-monnaie) à chaque passage chez Séphora ? (aujourd’hui, c’est philo-économico-psychologie de haut niveau comme vous le voyez)

Les tentations sont partout. D’abord, il y a les pubs ; dès le mois de novembre, en prévision des fêtes, il n’y a quasiment plus que ça à la télé. En plus, elles sont souvent bien foutues. Là, on est d’accord, il n’est pas question d’odeur – je vous épargne le passage sur la dimension symbolique du parfum. A défaut de pouvoir s’adresser directement à notre odorat, les publicitaires doivent mettre le paquet sur les sens disponibles (oui oui, ça fonctionne comme le temps de cerveau). Moi, c’est la partie  « ouïe »  qui me parle le plus dans les pubs de parfums. Dernier exemple en date, le spot très 70’s de Chloé :

Un autre exemple avec cette petite merveille de mélodie ; je n’ai aucune idée de l’odeur de ce parfum mais je l’adore  (bon ok, là, il n’y a pas que mes oreilles qui ont été séduites)

Et dans la catégorie musique mythique, la dernière version du Trésor de Lancôme by Penelope Cruz vient d’être diffusée à la télé. Spot très réussi, il ne manque que Javier à la place de la silhouette vaguement ressemblante qu’on voit à la fin. Le voici donc, encore tout chaud (le clip, pas Javier) :

En général, quand une pub de parfum me plaît, je suis plutôt curieuse d’aller humer la bête. Le Love by Chloé ne s’est pas avéré à la hauteur du rêve vintage vendu dans la pub ; ça sent bon, mais rien de très original je trouve. Pas un parfum pour moi en tout cas.

C’est drôle, quand on choisit un parfum, on l’aime, on s’y attache, on se l’approprie, et on est très énervée quand on constate que quelqu’un le porte également (vous vous souvenez du parfum de chocolat/vanille que l’on sentait à tous les coins de rue à l’époque Angel ?). Et quand on s’en sépare, on ne l’oublie jamais complètement.

Pour ma part, je me souviens exactement de chacun de mes parfums, il représente à chaque fois une période bien particulière. Fleur d’eau de Rochas, une odeur proche du néant, mon tout premier parfum ; J’adore de Dior, un parfum de vraie femme qui sent bon la subversion quand on 15 ans ; avec Miracle de Lancôme, c’est une histoire d’amour, c’est MON parfum Madeleine de Proust ; Very Irrésistible, un gros bouquet de rose, un parfum facile à aimer mais dont le manque de personnalité m’a vite lassée ; Kelly Calèche, une belle odeur de cuir et une vraie présence. En ce moment, c’est Daisy de Marc Jacobs, un parfum joyeux, champêtre, qui sent le printemps. Pas trop arrogant mais pas fade non plus. Je l’aime beaucoup. Oui, mais… la fin du flacon approche, et j’en profiterai bien pour le quitter avant de m’en lasser.

Donc ce week-end, chez Séphora (celui de Chaussée d’Antin, là où il y a le plus de choix), je suis tombée sur « Infusion d’Iris » de Prada. Il est à la fois simple et original, léger et enivrant, il sent bon comme un brin de muguet… je ferai bien un petit bout de chemin avec lui, comme on dit. S’il daigne tenir sur ma peau, évidemment, et ça, c’est une autre histoire. J’ai lu récemment dans un magazine féminin -what else- que quand on ne sent plus son parfum, c’est bon signe ; ça veut dire qu’il est en parfaite alchimie avec notre peau. Oui mais quel intérêt alors ??? Moi je m’en fous de sentir bon pour les autres, je veux humer les effluves rassurantes de mon parfum doudou dans la puanteur du métro, et sniffer mon écharpe pour me doper quand j’ai un coup de mou. J’adore les (bonnes) odeurs.

 

Infusion d'Iris, de Prada

 

Et vous, quels sont vos parfums préférés ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Publicités
Tagué: , ,